Dans la mythologie du jeu vidéo, on aime les ruptures nettes. L’histoire officielle voudrait donc que la franchise Resident Evil ait vécu deux vies bien étanches : l’âge d’or du survival horror pur et claustrophobe sur 32-bits, puis la grande mutation vers le jeu de tir décomplexé orchestrée par Shinji Mikami avec Resident Evil 4 en 2005. C’est oublier un peu vite la vérité. Dès 1999, la métamorphose était scellée, car Resident Evil 3 : Nemesis n’était déjà plus tout à fait un jeu d’horreur.
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